
LE BUDGET CHAMPAGNE COMPREND DEUX NOUVELLES POSITIVES POUR CBC/RADIO-CANADA
Communiqué | 14 novembre 2025 – Le premier budget du ministre des Finances François-Philippe Champagne comprend deux bonnes nouvelles pour CBC/Radio-Canada : l’injection de 150 millions de dollars pour l’année financière 2025-2026 et le fait que la société de la Couronne n’aura pas à participer à l’effort de rigueur budgétaire, comme cela avait été rapporté l’été dernier.
Comme il l’avait promis lors des élections fédérales, le gouvernement Carney injecte 150 millions de dollars dans CBC/Radio-Canada pour « renforcer son mandat de servir le public et de mieux répondre aux besoins de la population canadienne ».
Le gouvernement Carney étudiera également la possibilité de moderniser le mandat de CBC/Radio-Canada afin de renforcer son indépendance. Enfin, Ottawa explorera la possibilité que le Canada participe au concours Eurovision.
Le gouvernement Carney estime qu’il protège le radiodiffuseur national en veillant à ce qu’il dispose des ressources nécessaires pour « se moderniser, améliorer ses services à la population canadienne et continuer à fournir une programmation d’information publique en français et en anglais ».
Le STTRC salue cet investissement dans CBC/Radio-Canada. Dans l’univers médiatique actuel, qui évolue rapidement, « nous estimons qu’il est primordial de renforcer le mandat de servir le public », indique le président Pierre Tousignant.
En ce qui concerne le fait que la société de la Couronne n’aura pas à participer à l’effort de rigueur budgétaire du gouvernement fédéral, M. Tousignant affirme que cette décision s’imposait. « L’écosystème médiatique est fragile. Injecter de nouveaux crédits pour renforcer le mandat tout en imposant des compressions budgétaires aurait envoyé un mauvais message », dit-il.
Un seul accroissement des crédits dévolus à CBC/Radio-Canada est prévu pour l’année financière 2025-2026.
Le livre blanc de l’ex-ministre Pascale St-Onge
Un petit retour en arrière s’impose avant d’aller plus loin.
Avant de quitter la politique fédérale, l’ancienne ministre du Patrimoine Pascale St-Onge avait présenté en février 2025 son livre blanc visant à moderniser le mandat de CBC/Radio-Canada.
Ce modèle proposait notamment un financement accru et stable, enchâssé dans la Loi sur la radiodiffusion et le retrait de toutes les publicités dans les bulletins de nouvelles et les émissions d’affaires publiques. Nous vous proposons un tour d’horizon de ces trois grands chantiers : mandat, gouvernance et financement.
En ce qui concerne le mandat de la société de la Couronne, l’ex-ministre du Patrimoine proposait d’amender la Loi sur la radiodiffusion pour faire état du rôle crucial que joue CBC/Radio-Canada dans la présentation de nouvelles, d’informations et d’émissions d’affaires publiques.
En matière de gouvernance, Mme St-Onge proposait d’amender la Loi sur la radiodiffusion pour que le ou la PDG soit nommé pour un mandat de cinq ans par le conseil d’administration de CBC/Radio-Canada. Et le conseil d’administration pourrait renouveler le mandat du PDG à une reprise, pour une limite totale de 10 ans.
La ministre St-Onge voulait se rapprocher davantage de la pratique de plusieurs pays démocratiques en Europe, au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande, où il y a une plus grande distance entre les gouvernements et les radiodiffuseurs publics.
Enfin, en ce qui concerne le financement, la ministre St-Onge proposait de modifier le financement de CBC/Radio-Canada et de le faire passer de crédits parlementaires – votés chaque année dans le cadre du processus budgétaire – à un crédit législatif basé sur un montant par habitant et par an.



